
La salle de convivialité du Musée National de Yaoundé a vibré, ce lundi 11 mai 2026, au rythme des mots et de l’excellence. Sous la présidence du Secrétaire Général du Ministère des Arts et de la Culture (MINAC), représentant personnel du Ministre, la 7ème édition du Concours Littéraire National Jeunes Auteurs (CLNJA) a rendu son verdict, tout en ouvrant déjà les portes de la prochaine aventure.
Un héritage prestigieux, une relève assurée
Le Cameroun, terre de géants littéraires tels que Mongo Beti, Ferdinand Oyono, ou plus récemment Djaïli Amadou Amal et Léonora Miano, continue de cultiver son jardin de talents. Depuis 2015, le CLNJA s’est imposé comme le baromètre de la créativité chez les 16-35 ans.
« Ce concours est devenu un rituel majeur de notre vie culturelle », a affirmé le Secrétaire Général du MINAC. L’objectif est clair : dénicher les nouvelles pépites, les accompagner vers l’édition et enrichir le patrimoine national.
« Paix sociale et Numérique » : Les lauréats de la 7ème édition
Placée sous le thème de la « Promotion de la paix sociale à l’ère du numérique », cette édition a vu s’affronter des centaines de manuscrits en français et en anglais. Le jury, rigoureux, a récompensé six lauréats ayant su capturer l’âme de notre époque :
Catégorie Poésie :
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AKURO Enoh (1er Prix)
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MBALLA Ela D. (2e Prix)
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ANGUIDJO G. (3e Prix)
Catégorie Nouvelle :
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ONONINO MBENDE Pharele B. (1er Prix)
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ZOA Roman M. (2e Prix)
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NGONG G. (3e Prix)
La grande gagnante en catégorie Nouvelle, Pharele Ononino Mbende, n’a pas caché son émotion : « Les réseaux sociaux livrent beaucoup de jeunes à la dépression et aux fake news. Merci au MINAC de nous avoir permis d’écrire sur cela. Ce prix m’encourage à terminer mon premier livre. »
L’Intelligence Artificielle : Le carton rouge du jury
Une mise en garde importante a marqué cette cérémonie. Le président du jury a révélé que plusieurs candidats ont tenté d’utiliser l’IA pour rédiger leurs textes. « Le français peut être correct, mais l’IA ne touche pas l’âme. Nous avons détecté ces textes et les avons mis de côté », a-t-il précisé. Pour l’avenir, le jury préconise notamment des auditions physiques pour s’assurer que les candidats sont les véritables auteurs de leurs œuvres.
Cap sur 2026 : « Femmes, jeunesse et entreprenariat culturel »
À peine les trophées remis, le regard s’est tourné vers l’avenir. Le SG du MINAC a officiellement lancé la 8ème édition (CLNJA 2026). Le thème retenu, « Femmes, jeunesse et entreprenariat culturel », s’inscrit dans la volonté du gouvernement de faire de la culture un levier de croissance économique.
Comment postuler pour l’édition 2026 ? Le concours est ouvert aux jeunes Camerounais (résidant au pays ou à l’étranger) âgés de 15 à 35 ans n’ayant jamais été publiés.
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Dépôt physique : Au MINAC (Yaoundé) ou dans les Délégations Régionales/Départementales.
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Dossier : Manuscrit en plusieurs exemplaires, photocopie de la CNI et fiche d’inscription.
Un engagement pour l’émergence
M. Nkene Blaise Jacques a réitéré l’engagement du MINAC, sous l’impulsion du Président Paul Biya, à poursuivre cette politique d’encouragement pour une littérature de qualité. Entre accompagnement éditorial (recueils collectifs) et promotion médiatique, le CLNJA est plus que jamais le pont entre l’ombre de l’écriture et la lumière du succès.
À vos plumes, jeunes auteurs ! Le rendez-vous de 2026 est pris.
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