
C’est le grand rendez-vous mondial du leadership féminin de cette année 2026 ! Réunies au prestigieux Hilton Bomonti Hôtel d’Istanbul en Turquie pour la 36e édition du Sommet Mondial des Femmes, les délégations du monde entier s’activent. Au centre de toutes les attentions ? La délégation camerounaise, portée par une Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) particulièrement inspirée.
Un accueil VIP et une diplomatie de haut vol
Dès son arrivée dans la capitale économique turque, Marie-Thérèse Abena Ondoa a donné le ton. Accueillie chaleureusement par la grande icône internationale et Présidente du Sommet, Irene Natividad, la ministre camerounaise a immédiatement séduit l’assistance. Entre élégance et assurance, la délégation du Cameroun est devenue, en l’espace de quelques heures, une véritable attraction pour les participantes venues des quatre coins du globe, notamment du Vietnam et du Mexique.
Mais à Istanbul, pas de temps à perdre. Avant même la grande cérémonie d’ouverture, la MINPROFF s’est jetée dans l’arène lors d’une table ronde ministérielle de haut niveau modérée par la Ministre turque de la Famille et des Services Sociaux, Mahinur Özdemir Göktaş. L’objectif ? Discuter des partenariats Public-Privé capables de booster concrètement l’économie des femmes et des jeunes filles.
Face aux chiffres, le plaidoyer choc du MINPROFF : « Ne laisser personne derrière »
Le moment fort de ce début de sommet restera sans conteste l’intervention magistrale de la ministre camerounaise. Sans langue de bois, Marie-Thérèse Abena Ondoa a exposé la stratégie nationale à travers le thème : « Égalité des genres et autonomisation des femmes au Cameroun : mise en œuvre d’une budgétisation sensible au genre (BSG) dans le contexte de réforme budgétaire ».
Tout en rappelant que le Cameroun s’appuie sur la SND30 pour bâtir un environnement favorable, elle a partagé avec l’auditoire un constat lucide. Malgré les progrès, les inégalités de genre freinent encore la croissance inclusive. La ministre a d’ailleurs partagé des données locales qui interpellent et montrent le chemin qu’il reste à parcourir : le Cameroun compte actuellement 10,8 % de femmes maires (soit 39 sur 360), 15,4 % de femmes ministres (6 sur 39), seulement 4,5 % de femmes chefs de partis politiques (13 sur 291) et 4,2 % de femmes sous-préfets (15 sur 360).
« Les circulaires du Chef de l’État depuis 2010 édictent des directives claires sur la prise en compte de la dimension de genre dans les documents budgétaires des administrations publiques », a rappelé le MINPROFF pour montrer la volonté politique au sommet de l’État.
Pour elle, la Budgétisation Sensible au Genre (BSG) n’est plus une option, c’est un levier stratégique pour transformer les politiques publiques en opportunités réelles pour nos mères, sœurs et filles, avec un principe fondateur : ne laisser personne derrière.
Cap sur un accord historique entre le Cameroun et la Turquie
Après avoir pris part activement à l’atelier « Doing Business with Türkiye », la ministre camerounaise a été reçue en audience privée par son homologue turque, Mahinur Özdemir Göktaş. Au cœur des échanges ? La signature très prochaine d’un mémorandum d’entente (MoU) historique entre les deux ministères pour sceller la coopération bilatérale sur les questions de la famille et du genre.
La première journée de ce marathon diplomatique s’est conclue en beauté autour d’un somptueux dîner officiel offert par la ministre turque. Une ambiance glamour et feutrée où le Cameroun a, une fois de plus, brillé par sa prestance.
Le Sommet ne fait que commencer, et le Cameroun y écrit déjà l’une de ses plus belles pages de diplomatie au féminin.
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