A la uneBusinessCameroun

Concours du Jeune Entrepreneur Culturel & Social 2026 : Stanley Enow et le Living Together Festival misent 16 millions FCFA sur l’audace de la jeunesse

Entre cagnottes revues à la hausse en direct, promesses tenues et accompagnement structuré, la deuxième édition du Concours du Jeune Entrepreneur Culturel & Social a rendu sa copie financière et stratégique. Retour sur un tremplin qui ne se contente pas de distribuer des chèques, mais bâtit les champions économiques camerounais de demain.

Plus de 150 candidatures sur la ligne de départ, un filtre drastique du jury et seulement 10 finalistes retenus. Le 1er août 2026, la phase de pitch du Concours du Jeune Entrepreneur Culturel & Social — temps fort du Living Together Festival (LTF) — livrait un verdict d’une qualité exceptionnelle. Au sommet de la pyramide : Cibelle Essouma, fondatrice de C&F SARL, dont la marque « Bambu Liqueurs » a séduit les jurés par son audace et sa valorisation pure du savoir-faire local.

À ses côtés sur le podium, Leslie Pharelle Nguionza décroche le 2e Prix grâce à son projet novateur d’élevage conventionnel d’escargots, suivie de Éméyékété Oloko Paul Sylvestre (Mbamba Espace Hub Atelier) à la 3e place, salué pour sa vision au service des tiers-lieux culturels.

Le coup de théâtre de Stanley Enow : des enveloppes gonflées à bloc

Initialement fixée à 3 millions FCFA pour la première place (combine de la Stanley Enow Foundation, du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, assortie d’une box internet Camtel), la dotation globale a basculé dans une tout autre dimension. Pris par l’élan de résilience des candidats, le président du festival, Stanley Enow, a surpris l’audience en rehaussant les prix en direct :

  • 1er Prix (Cibelle Essouma) : porté de 3 à 5 000 000 FCFA
  • 2e Prix (Leslie Pharelle Nguionza) : porté de 1,5 à 2 500 000 FCFA
  • 3e Prix (Éméyékété Oloko Paul Sylvestre) : porté de 1 à 1 500 000 FCFA
  • Primes d’encouragement : 500 000 FCFA attribués à chacun des finalistes non-lauréats.

Au-delà des chiffres, la soirée du 1er août a vibré sous le signe de l’émotion avec le parcours de Gavy Ndjidda. Venu de Tokombéré, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, ce jeune promoteur à la ténacité de fer en était à sa deuxième participation au LTF. Sa détermination a été saluée par un bonus spécial de 500 000 FCFA en sus de sa prime de finaliste, lui permettant de repartir avec un total de 1 000 000 FCFA. Une illustration parfaite des valeurs d’équité et d’inclusion portées par l’esprit LTF.

De la scène au compte bancaire : le passage à l’acte deux mois plus tard

Deux mois après la clôture de la première phase du festival (tenu du 29 juillet au 1er août), l’heure était au paiement effectif et à la concrétisation des engagements. Une étape cruciale sur laquelle Stanley Enow a tenu à imprimer sa marque :

« Une rencontre placée sous le signe de l’excellence et de l’engagement, pour mettre à l’honneur ces jeunes talents qui osent entreprendre, créer et transformer leurs idées en véritables projets à impact. 9 talents. 9 parcours. Une même ambition : faire de la créativité un moteur de développement. »

Si le kakemono de l’événement affichait fièrement le chiffre global de 16 millions FCFA distribués, la méthodologie de décaissement se veut rigoureuse et pérenne. Comme l’a précisé l’organisation lors du lancement de la soirée de remise, chaque lauréat perçoit immédiatement 10 % du montant en cash (soit 300 000 FCFA par exemple pour le lot initial de la gagnante).

Le reste des fonds sera logé dans un compte bancaire créé sur-mesure et déblocable au fur et à mesure des besoins opérationnels, sous la supervision de partenaires experts pendant un an. Une stratégie anti-gaspillage mûrement réfléchie : au Cameroun, selon les statistiques rappelées par l’organisation, 2 startups sur 10 mettent la clé sous la porte avant leur 5e année.

Des ambitions claires pour le « Made in Cameroon »

Pour les entrepreneurs bénéficiaires, cette combinaison de capital et d’accompagnement répond à des verrous très concrets :

  • Cibelle Essouma (Bambu Liqueurs) : « Nos produits sont déjà disponibles sur le marché, mais ils ne sont pas encore certifiés par l’ANOR, ce qui nous empêche d’entrer dans les grandes surfaces. Nous comptons sur la fondation pour nous aider à lever ce frein, ouvrir nos propres boutiques et organiser des séances de dégustation à travers le pays pour valoriser le Made in Cameroon. »
  • Leslie Pharelle Nguionza (Élevage d’escargots) : « Nous avons l’espace et l’expertise. Ces fonds vont nous permettre d’implémenter le projet pour que l’escargot soit disponible toute l’année à un prix stable, tout en approvisionnant l’industrie cosmétique en dérivés. »
  • Gavy Ndjidda (Culture d’oignon) : « Après une première parcelle premium entièrement rachetée par un grand acheteur pour sa consommation familiale, les affaires tournent. Il ne nous manquait plus que le fonds de roulement pour passer à l’échelle. »

En clôturant la cérémonie, Stanley Enow a rappelé le sens profond de son action patronale et culturelle :

« Aujourd’hui, j’ai eu la fierté de célébrer des jeunes qui ont décidé de transformer leurs idées en actions. Le Living Together Festival, c’est aussi ça : créer des opportunités, ouvrir des portes et donner une voix à une génération qui refuse de rester spectatrice. À nos lauréats : ce prix n’est pas la fin du parcours, c’est le début d’une nouvelle étape. Continuez à rêver grand, à créer et à prendre votre place. Parce que notre génération n’attend pas demain : nous construisons aujourd’hui. »

En joignant le geste à la parole et le suivi financier au symbole, le Living Together Festival prouve que les industries culturelles et créatives camerounaises ont dépassé le stade du simple divertissement pour devenir de véritables incubateurs d’avenir.

Commentaires

0 commentaires

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux:

📸 INSTAGRAM: https://instagram.com/culturebeneofficiel
🌐 FACEBOOK: https://www.facebook.com/culturebene
🐤 TWITTER: https://twitter.com/culturebene
📩 EMAIL: culturebene@declikgroup.com
Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page