Martin Poulibe, l’infatigable acteur et cinéaste sur de nouveaux chantiers cinématographiques - Culturebene
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Martin Poulibe, l’infatigable acteur et cinéaste sur de nouveaux chantiers cinématographiques

Partir d’une idée d’en faire un court métrage, c’est finalement un feuilleton qui en sortira, vu la pertinence et la subtilité du sujet traité. Martin Poulibé, dans son élan de sensibilisation sur les valeurs africaines et camerounaises en particulier, arbore de nouveau son costume d’acteur engagé. BABIOYA, la vantarde en langue camerounaise ; l’histoire ici est loin d’être banale. Elle met en scène un couple de deux personnes issues de deux régions différentes du Cameroun. L’homme étant du Nord et sa fiancée du Sud. On relève alors la difficulté que deux personnes de différentes régions ont à affronter quand elles veulent se marier. Il s’agit en profondeur de montrer la perception que les gens ont des cultures ou des régions des autres. Evidemment il y a des clichés négatifs, mais pour la petite histoire, le réalisateur nous brosse le tableau : « Il y a longtemps j’avais un ami au Nord-Cameroun, lui dans sa tête il se disait que tous les sudistes avaient une queue. Ça c’est ce qui se racontait ou se pensait avant, mais les choses ont changé, il y a beaucoup plus d’ouverture, même s’il y en a qui pensent toujours de nos jours que les nordistes trimbalent de longs couteaux et qu’ils sont prêts à bondir sur tout ce qui bouge pour l’égorger (rires) ».

Professionnel jusqu’au bout et homme cinéaste averti, c’est avec le 7ème art qu’il compte à son niveau éduquer les populations, non sans emmener les gens à s’accepter, à former « un » Cameroun, à s’unir.

Nous attendons avec impatience, ce qui jusqu’ici transparait comme un chef-d’œuvre.

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