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Portrait : Karyn Beyala

La lauréate du concours “Mutzig Star” 2010 a présenté son premier album à Douala.

Elle gratte à la guitare les yeux fermés et terrorise certains virtuoses qui jusqu’ici n’en reviennent pas de son génie : « Elle, une fille, comment se fait-il ? », se demandent-ils alors. Karyn Beyala est tout simplement un joyau rare dans l’univers musical camerounais. Sa dextérité et son chrme artistique lui a valu son sacre au concours « Mutzig Star » édition 2010. La belle portait encore son surnom AMY, qu’elle va changer plus tard par BEYALA, à la veille de la sortie de son tout premier album solo intitulé MY WAY en 2012. Nul ne pouvant avancer sans toutefois savoir d’où il vient, Karyn a alors tenu à porter son patronyme pour la suite de sa carrière. Un choix qui lui portera bonheur et valorisera son Sud natal (région), plus précisément dans la petite localité de Zoétélé.

Aujourd’hui, Karyn a bien évolué ; elle compte d’ailleurs parmi la jeune génération puissante, qui impulse le rythme bikutsi. Son magnifique doigté rappelle celui d’un certain ZANZIBAR, regretté membre du mythique groupe « Les Têtes Brûlées ». On l’a d’ailleurs surnommée « Zanzibar au féminin »… a progressé. Elle a pu enrichir son talent aux côtés des aînés comme Tonton Ebogo et Prince Eyango (guitare rythmique), Patou Bass, Arthur Manga et même le grand Atebass (guitare basse). Mais Karyn Beyala préfère de loin les guitares solos.

Toute petite déjà, elle se laissait subjuguer par la fugacité de son père Mbarga Beyala, lui aussi grand guitariste. Ce dernier l’ayant remarqué, finira alors par lui servir de coach. Mais c’est sa découverte de l’artiste Zanzibar à 15 ans, qui changera à jamais le cours de sa vie.

L’album My Way

L’album comporte huit titres, dont un featuring avec prince Eyango sur « Mayi ki fe » et une reprise d’ « Essingan », une chanson qu’elle « affectionne particulièrement » en hommage à Zanzibar. Les titres « Man itele » et « Mayi ki fe » comportent également une version instrumentale. Pour le reste, l’artiste s’attaque à des fléaux comme la déforestation ou les violences faites aux femmes. Elle chante aussi l’amour, notamment l’amour filial dans le titre « Mama » dédié à sa mère décédée. Le « Way » de Karyn Beyala, c’est entre autres de pouvoir faire un bikutsi épuré de grossièretés. « Je fais des chansons à thèmes pour transmettre des messages », confie-t-elle.

Produit par le groupe Eyango avec le soutien de la marque brassicole comme promis lors du concours “Mutzig Star”, ce premier opus devrait permettre à l’artiste de prendre une autre dimension, après avoir notamment travaillé avec un groupe de musiciennes exclusivement. Certes, Karyn Beyala n’a pas (encore ?) le doigté de Zanzibar. Sa voix doit encore gagner en maturité. Mais des nostalgiques du célèbre guitariste pourraient se reconnaître en elle.

 

 

 

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