Musique

BEN DECCA, magistral lors de ses 30 ans de carrière hier 14 novembre au Douala-Bercy

Tous les propos laudateurs et adjectifs ne suffiraient pour véritablement présenter cet Artiste, encore moins ses œuvres pléthoriques et riches, des années ’80 à nos jours ; majestueux, incroyablement bon et d’une simplicité déconcertante, Papa BEN a embrasé le Douala-Bercy d’émotions insoutenables. L’auteur de « Amour à sens unique » en a profité pour accorder son onction à la relève (méritante), preuve d’une sagesse qu’on lui a toujours connue. Kaïsa Pakito, Armand Biyag, Gaelle Wondje, Martino Ngalle, Dany Muna, en font fièrement partie. Que dire du moment émouvant de BEN et Grace sur la scène, et du message surprise du goaléador Samuel Eto’o diffusé sur vidéo-projecteur… Hier 14 Novembre était alors célébrée la musique camerounais, si ce n’est l’un de ses couloirs importants, mieux, l’une de ses icônes au palmarès impressionnant. De quoi subjuguer une assistante en partie ouverte aux mélomanes vrais, parmi lesquels des journalistes et critiques d’art. En attendant la seconde mi-temps du côté de Yaoundé le 21 Novembre prochain à l’Hôtel La Falaise, voici le récit de l’un d’eux, pris sur son mur facebook :

« Un hommage aux médias. Les ambassadeurs de la corporation sont désignés: Martin Camus Mimb et Cyrille Bojiko. Les média il le sait, ont joué un rôle des plus important dans l’organisation de ce spectacle. Puis, sans priliminaires, le Deido Boy ouvre les hostilités. Il déroule le tapis rouge aux jeunes: Armand Biyag, Gaelle Wondje, Martino Ngalle, Dany Muna, un exceptionnel Kaisa Pakito et bien d’autres encore. Ils se succèdent sur la scène et font du Ben Decca…ou plutôt LEUR Ben Decca. Un hommage au maître, un passage de témoin mais aussi et surtout un façon de dire: la relève est assurée.

Puis Ben Decca tout simplement. Sans fioritures, dominant scène, orchestre et public, il révisite son large répertoire. On se balade ainsi des années 80 à nos jours. Le maître se laisse aller et il peut se le permettre, soutenu qu’il est par un orchestre magistralement dirigé par un Aubin Sandio des grands soirs, qui en plus de jouer sa partition, surveille tous ses petits camarades. Les chœurs, La Bass, la batterie, les guitares, la percussion, les claviers et même la section cuivre venue spécialement de yde avec à sa tête Victorien Essono. Tout le monde restitue le motif à la perfection.

Et le public… Mon Dieu quel public ! Conquis, comme hypnotisé, à tel point que les quelques très rares déchets passent inaperçus. Pendant trois heures le public à chanté dansé, filmé bref à pleinement communié avec la star. La diva Grâce Decca est sous le charme, Alana Kate (nièce du célèbre Mory Kate) en tombe d’admiration. Inutile de dire que la salle était exigue et qu’il y avait autant de gens assis qu’il y en avait debout. Que plus de 200 autres personnes n’ont pas pu avoir de place. De mémoire de journaliste, mis à part Manu Dibango, Richard Bona et Étienne Mbappe, j’ai du mal à me souvenir d’un spectacle aussi abouti et accompli. Voilà le Ben Decca que nous avons vu hier à Douala.

Alors allez leur dire:

– À ceux de Yaoundé, qu’il y sera samedi prochain.

-À ceux qui l’ont manqué, que le concert sera prochainement diffusé intégralement sur VoxAfrica.

– Aux Stratèges en communication et autres experts en Marketing, que BEN DECCA est un label qui se vend bien. Un cas d’école qui appelle à la remise en question.

Chapeau bas l’artiste. »

Paul Mahel

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