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Lydol a illuminé la scène du Sauti za busara en Tanzanie

Femme de lettres, architecte des belles syntaxes, Lydol détient aujourd’hui le bâton de commandement  du slam camerounais depuis la Tanzanie où elle se trouve, elle a bien voulu répondre à nos questions.

Vous avez  représenté le Cameroun à ce festival en Tanzanie et vous avez presté devant une multitude de fans, quel est le sentiment qui vous anime ?

-Lydol : Ça a été plus qu’un honneur pour moi de représenter non seulement le Slam mais la culture camerounaise surtout quand on sait qu’à ce festival très peu d’artistes viennent d’Afrique Centrale. Pouvoir rencontrer un nouveau public, de nouveaux artistes, écouter de nouvelles formes de musique et de rythme nous permet d’apprendre encore plus sur le continent qui est le nôtre.

Vous avez presté durant 50 minutes, un honneur je suppose, quelle expérience tirez-vous de cette aventure tanzanienne ?

-Lydol : Une superbe expérience,  présenter plus d’une dizaine de textes ce n’est pas tous les jours qu’on en a l’occasion. En observant les artistes qui ont presté avant moi (j’étais programmée à la clôture ) m’a permis de modifier beaucoup de choses sur la prestation que j’avais initialement prévu de faire. Sauti za Busara m’a beaucoup appris et m’a motivé à repousser mes limites. Slamer, chanter, danser en anglais, français, camfranglais et Ngomala accompagnée de musiciens de Tanzanie et du Kenya m’a chargé de connaissances et d’aptitude nouvelles.

Comment  jugez-vous l’accueil du public tanzanien ?

-Lydol : Le public Tanzanien fait partie des meilleurs que j’ai eu à rencontrer. Zanzibar est une ville historique et un grand site touristique on retrouve des personnes venues du monde entier et recevoir des applaudissements de leur part est énorme (réussir à briser la barrière de la langue) les moments les plus magiques c’était quand le public s’est levé et s’est mis à danser lors de l’hommage au groupe Zangelewa sur le titre Waka Waka et quand j’ai entendu la foule reprendre le refrain de « Amina ».

Avez-vous fait des rencontres pouvant aboutir aux featuring ?

– Lydol : Sauti za Busara ce n’était pas seulement des spectacles mais aussi des conférences des échanges et surtout une plateforme de rencontre de professionnels de la musique africaine. De belles rencontres ont été faites et on espère que les projets issus de ces échanges pourront être réalisés

Vous êtes nominée aux canal 2’or dans la catégorie meilleure révélation , un grand  pas pour le slam , avez vous la conviction de remporter ce titre ?

-Lydol : Être nominée au Canal d’or dans la catégorie révélation est déjà une victoire pour le slam. On marque un pas de plus. Aujourd’hui les slameurs existent et sont pris en compte. Bien évidemment cette catégorie regorge de nombreux talents de la musique camerounaise ce qui ne rend pas la tâche facile mais on espère pouvoir repartir avec l’award. En remerciant toutes les personnes qui nous soutiennent et nous encourage au quotidien on continue à y croire #LeSlamYArrivera.

Par Yahaya Idrisse

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