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Angélique Kidjo consacre son nouvel album à la chanteuse cubaine Celia Cruz la reine de la salsa

Miriam Makeba, Nina Simone, Celia Cruz. Avant de devenir stars, ces trois chanteuses ont lutté pour gagner leur liberté et leur indépendance, se faire leur place. Parce qu’elles étaient femmes et femmes de couleur. Trois chanteuses dans la lignée desquelles Angélique Kidjo est fière de s’inscrire. Trois chanteuses auxquelles la Franco-Béninoise aime rendre hommage.

Le dernier en date ? « Celia », qui vient de sortir. Angélique Kidjo n’a rien oublié du concert où, encore adolescente, elle l’a vue la première fois. « Quand je l’ai entendue à Cotonou, j’ai compris à quelle femme on avait affaire », s’exclame celle qui, des années plus tard, a connu et chanté avec son idole. « Avec ‘Celia’, j’ai voulu montrer la constance de Celia Cruz à différentes époques de sa vie, de La Havane [qu’elle avait quittée en 1959 à l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir pour ne plus jamais y revenir, NDLR] à New York. »
La vida es un carnaval, Toro mata, Yemaya, Quimbara… Angélique Kidjo fait revivre dix des plus grands succès de la diva cubaine, morte en 2003. Avec l’aide de David Donatien, multi-instrumentiste et arrangeur de renom, elle a, sans surprise, ajouté une pâte afro aux chansons de Celia Cruz. Résultat : un disque qui mêle avec bonheur sonorités latinos et africaines, morceaux au tempo endiablé et chansons plus douces où elle démontre une nouvelle fois – s’il en était besoin – l’étendue et la puissance de son art. Le 14 mai, les Parisiens pourront retrouver Angélique Kidjo sur la scène du Bataclan. Les autres devront attendre pour espérer la voir en tournée en province puis à l’étranger.

« Celia », Angélique Kidjo (Verve).

Avec les echos.fr

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