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Portrait : Germaine Acogny

Entre 1977 et 1982 elle dirige Mudra Afrique, créé par Maurice Béjart et le président (et poète) Sénégalais L.S. Senghor à Dakar. En 1980, elle écrit son livre " Danse Africaine" édité en 3 langues. Après la fermeture de Mudra Afrique, elle s’installe à Bruxelles avec la compagnie de Maurice Béjart et organise des stages internationaux de Danse Africaine qui remportent un franc succès auprès du public européen.

Cette expérience est renouvelée en Afrique, dans le village de Fanghoumé, en Casamance (Sud du Sénégal). Des personnes en provenance de l’Europe et du monde entier s’y rendent. Germaine Acogny danse, chorégraphie et enseigne dans le monde entier et devient un réel émissaire de la Danse et de la Culture africaine. Son travail et sa personnalité sont immensément respectés en Afrique et dans le monde entier. Avec son mari Helmut Vogt, elle fonde en 1985 à Toulouse le Studio-Ecole Ballet-Théâtre du 3ème Monde.

En 1995, elle décide de retourner au Sénégal et de construire un Centre International de Danse Traditionnelles et Contemporaines d’Afrique.

En 1997, elle est nommé Directrice Artistique de la section Danse d’Afrique en Création à Paris et des Rencontres Chorégraphiques de Danse Africaine Contemporaine, fonction qu’elle assume jusqu’en septembre 2000.

En 2004 Germaine Acogny inaugure l’ECOLE DES SABLES, Centre International de Danse Traditionnelles et Contemporaines d’Afrique au Sénégal, qui devient un lieu d’éducation professionnelle, un forum d’échange et de rencontres pour les danseurs d’Afrique et du reste du monde. Depuis 1998, des stages de formation professionnelle de trois mois pour des danseurs et/ou chorégraphes sont organisés chaque année. Environ 30 danseurs de tous les pays d’Afrique sont réunis à chaque fois pour travailler et vivre ensemble.

En 2005 elle est invitée comme régent à l’UCLA (Université de Los Angeles).

Son solo « Tchouraï », créé en 2001, a eu un grand succès pendant ses tournées jusqu’en 2008. Il a été représenté en France (Théâtre de la Ville, Paris), Allemagne, Belgique, Hollande, Danemark, Italie, Etats-Unis (New York, Chicago) et en Chine (dans le premier festival de danse contemporaine à Shanghaï).

En 2003/2004, elle créé la pièce “Fagaala” sur le génocide du Rwanda pour sa compagnie JANT-BI. Il s’agit d’une co-chorégraphie avec Kota Yamazaki (Japon) pour 7 danseurs Africains, une fusion entre le Butoh, la Danse traditionnelle et Contemporaine africaine. La pièce rencontre un très grand succès à travers ses tournées mondiales (Europe, Afrique, Etats Unis, Australie, Japon).

En 2007, Germaine Acogny et Kota Yamazaki reçoivent un Bessie Award (Contemporary Dance and Performance Award) à New York pour cette chorégraphie.

La même année, son grand challenge était le travail sur la partie chorégraphique de « L’Opéra du Sahel », une importante création africaine initiée et produite par la Fondation Prince Claus (Pays Bas). La première était à Bamako en Février 2007, suivi par Amsterdam et Paris et une première tournée africaine en 2009.

En 2008, un autre travail chorégraphique important a été organisé sur une collaboration entre la compagnie Jant-Bi (7 danseurs hommes) et la compagnie Urban Bush Women (7 danseuses afro-américaines) de New York. Cette création “Les écailles de la mémoire – Scales of memory” a été créée par elle et Jawole Zollar, la directrice artistique des Urban Bush Women et a remporté un grand succès lors de ses tournées aux Etats-Unis et en Europe.

Sa dernière création, le solo « Songook Yaakaar » avait sa première à la Biennale de la danse de Lyon en septembre 2010.

Honneurs :

•En 1999, Germaine Acogny est décorée comme "Femme pionnière" par le Ministre Sénégalais de la Famille et de la Solidarité Nationale.

•Germaine Acogny est faite « Chevalier de l’Ordre du Mérite », « Officier des Arts et des Lettres » et « Chevalier de l’Ordre de la Légion d’Honneur » par la République Française.

•Elle est également « Chevalier de l’Ordre National du Lion » et « Officier des Arts et des Lettres » par la République Sénégalaise.

•Le magazine africain “Jeune Afrique” a choisi Germaine comme l’une des 100 personnalités qui “font” l’Afrique.

•En 2004, Germaine Acogny reçoit une reconnaissance pour son travail par la Fondation pour les Arts Contemporains à New York.

•En 2009, elle est « Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres » de la République Française

•En 2012, elle est décorée « Commandeur des Arts et Lettres » de la République Sénégalaise.

Germaine Acogny participera à la 6e édition du festival Abok I Ngoma du 16 au 22 Juillet à Yaoundé, Ebolowa et Akom2

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