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Christophe Ava : « l’Ark Jammers promeut le dialogue interculturel à travers la musique… »

Christophe Ava : « l’Ark Jammers promeut le dialogue interculturel à travers la musique… »

Le président du siège Afrique de Ark Jammers Christophe Ava, nous a accordé tout récemment un entretien dans le but de nous faire part des différentes activités de cette ONG dont il fait partie.

Mr Christophe Ava, c’est quoi en fait l’Ark Jammers ?

Déjà merci de nous avoir accordé cet honneur, qui est de passer sur votre site. Nous sommes un peu tristes de faire cette interview en ce moment parce que nous venons de perdre notre vice Président Noël Ekwabi et nous sommes en plein préparatifs de ses obsèques. Ark Jammers  est une ONG Américaine qui a son siège au Cameroun, qui lui est son siège Afrique dont je suis le président. Nous avons beaucoup d’activités. En fait, Ark Jammers a été crée par un ensemble d’artistes musiciens et de mélomanes soucieux de promouvoir le dialogue interculturel à travers la musique. Cette ONG a été initiée par sa présidente fondatrice Mme Avline Ava et son vice président Mr Noël Ekwabi.

De façon concrète présentez-nous l’une de vos activités principales ?

L’une de nos activités les plus en vue, c’est certainement la venue au Cameroun des noirs américains baptisés désormais « Camericains » parce que ceux là ont retracé leurs origines camerounaises. Mais, cette activité ne se limite pas seulement au Cameroun parce que les noirs américains ne sont pas que d’origines camerounaises mais d’origines diverses et ce programme devrait se faire dans l’ensemble du continent noir, ainsi qu’au Brésil, qui regorge aussi de citoyens en provenance d’Afrique.

Et comment ce retour aux sources s’organise t il ?

Le programme en fait porte le nom de « Ancestry Reconnection Program » basé aux Etats Unis ; il pratique des tests d’ADN pour retracer les origines américaines qui jusqu’ici, majoritairement sont camerounais. Nous (Ark Jammers ) avons donc signé une convention avec ce programme pour créer un « lien » avec les noirs américains qui veulent retrouver leurs origines africaines et comme la bonne charité commence toujours par soi-même, nous  avons commencé par le Cameroun. Sinon, plusieurs pays africains font partie de notre liste, à l’instar du Nigeria, du Ghana, de la Siéra Léone, du Sénégal, de l’Angola, du Gabon et de la Guinée Equatoriale.

Avez-vous d’autres projets en vue, si oui lesquels ?

Déjà à l’immédiat, nous avons un projet avec l’ambassade américaine et le département d’Etat américain qui est de restituer le site de « Bimbia » qui a été l’un des plus gros sites d’esclavage en Afrique. Aujourd’hui beaucoup pensent à l’île de Gorée au Sénégal, mais ce qu’ils ignorent c’est que Gorée n’était qu’un bord transit des esclaves, je le dis parce que je connais très bien cette île pour avoir fait une partie de mes études au Sénégal. Donc, elle n’a jamais été un port d’embarquement car il y avait trois principaux et Bimbia en faisait partie. Nous avons d’autres projets en vue, à l’instar de la création d’un centre de dépistage de la drépanocytose à l’hôpital de la CNPS de Yaoundé. Pour plus de détails, il vous suffira de taper Ark Jammers sur Google et vous saurez tout sur nous.

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