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Des artistes, comédiens et acteurs camerounais à l’école de la technique du « Théâtre de Papier »

Partager avec le public des textes d’auteurs contemporains (camerounais) au travers d’une forme qui parait relativement simple ; tel est le défi que sont venus relever Alain Lecucq et Narguess Madj au Cameroun en apportant dans leur valise la technique du « Théâtre de papier » sous le l’égide de leur association, la « Compagnie  Papier-théâtre », spécialisée dans les spectacles pour enfants et pour adultes ; le principe étant de travailler à partir des formes plates sur des textes contemporains camerounais et ce avec les artistes camerounais.

Pour leur première fois en Afrique, l’équipe d’Alain Lecucq a posé ses valises au Cameroun et s’attèle à transmettre la technique du théâtre de papier aux stagiaires de l’Othni tout en leur laissant libre voie quant à leur choix sur les auteurs (camerounais) sur lesquels ils voudraient travailler dans le processus de création de leurs spectacles, après quoi ils déboucheront sur une forme de spectacle qui est un croisement à la fois du théâtre, du conte et de la marionnette. Les acteurs joueront ainsi des personnages et feront en même temps bouger des personnages (les formes en papier), s’adressant ainsi aussi bien aux enfants qu’aux adultes.

Amorcé il y a 13 jours, le séminaire regroupe 14 stagiaires –pour la plupart des acteurs, auteurs de théâtres, comédiens, plasticiens et artistes (Junior Esseba, Edith Nana, Dissake Dissake et bien d’autres…)- répartis en 4 groupes, plutôt assidus à en juger leur totale dévotion à la chose. Le projet est porté par le laboratoire de théâtre OTHNI de Yaoundé, avec la collaboration de la Compagnie Trait d’union. L’idée est née du français Alain Lecucq  et de l’iranienne Narguess Madj lors d’un voyage effectué l’année dernière avec des jeunes scolaires ; et même si les deux complices avaient en tête de réitérer l’aventure avec d’autres jeunes scolaires de Douala et Yaoundé, priorité à été mise sur la formation des acteurs et artistes locaux.

Durant les 15 jours de formations qu’auront bénéficié ces derniers, Alain Lecucq  émet le souhait « que certains aient envie de s’emparer de cette technique (théâtre de papier) dans le but de monter eux-mêmes des choses, que ce soit dans le cadre des ateliers avec des enfants ou des spectacles pour adultes ».

A quelques heures seulement de la fin de cet atelier, notons que plusieurs modules l’auront animé notamment celle sur la découverte et la définition du théâtre de papier, ensuite il était question que les stagiaires choisissent quatre auteurs camerounais de leur choix en vue de monter des pièces, le choix s’étant porté sur Martin Abara, Wakeu Fogaing, Eric Delphin… Par la suite, tous se consacreront à la confection proprement-dite des personnages, avec des matériaux que l’on retrouve (facilement) localement notamment des gouaches, du papier carton, des crayons couleurs, etc.

Cette innovation (chez nous) est incontestablement l’une des techniques possibles du spectacle vivant ; mais selon Alain Lecucq, elle tire son origine en Angleterre il y a plus de deux cents ans, sous une forme familiale, car les gens la pratiquaient chez eux comme activité ludique, avant qu’elle ne disparaisse à l’époque de la première guerre mondiale du fait de l’avènement du cinéma.

Si la technique du théâtre de papier passionne autant nos stagiaires, Narguess Madj ne cache pas sa déception de ne compter parmi eux que quatre filles ; pourtant, « dans le monde de la marionnette et notamment le théâtre de papier, on compte beaucoup plus de femmes que d’hommes ; peut-être qu’ici les hommes s’y intéressent plus », nous dira-t-elle.

Pour les curieux qui souhaiteraient plonger dans l’univers du théâtre de papier, vous avez jusqu’à la fin de ce mois de Janvier, pour vous rendre à l’OTHNI (sis au quartier Titi Garage- face la fédération de Nanbudu) découvrir les merveilles confectionnées méticuleusement par nos stagiaires.

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