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Eugénie Michel Villette Alaka : « Je suis très enthousiaste et très stimulée par le mélange de toute cette personnalité…»

Du 7 au 14 juin 2024 se déroule à Yaoundé, la 5ème édition de Yaoundé Film Lab, une initiative de feu Dr Dieudonné Alaka, cinéaste qui nous a quittés en janvier 2023. Aujourd’hui son épouse, Eugénie Michel Villette Alaka, directrice du Lab,  nous parle  du projet.

A quoi devons-nous attendre à cette édition de Yaoundé Film Lab 2024 ?

C’est la cinquième édition, et la deuxième édition sans le Dr Dieudonné Alaka qui est à l’initiative de cette création.  Et cette année particulièrement on a les projets ambitieux avec des cinéastes dont la plupart ont un parcours déjà confirmer soit sur le plan national, soit sur le plan international et qui vienne ici nous voir avec d’autres fonction par exemple Cyrielle Raingou qui est connu comme réalisatrice participe cette année comme productrice.  Et d’autres participants passent d’une chaise à l’autre.  On est très heureux de la confiance que nous accordent ces duos de participants qui sont les producteurs et des auteurs y compris ceux qui reviennent parfois ; puisqu’ils nous confient des projets ambitieux, des projets qui ont une volonté de dépasser la sous-région ; et la faire rayonné à l’international et à travers le monde.  C’est un gage de grande confiance pour nous et une estime que nous apprécions et dont on va s’emparer pour donner le meilleur de nous-même avec les formateurs qui sont toujours des gens plus confirmer d’années en années qui eux-mêmes ont des parcours internationaux et qui circulent dans les festivals du monde entier. Je suis très enthousiaste et très stimulée par le mélange de toute cette personnalité.

Dix binômes ont été retenus cette année, sur quel aspect le jury a fait la sélection ?

Il y’a la qualité artistique du projet qui est le critère numéro un, ensuite il y’a la faisabilité du projet. C’est-à-dire qu’il y’a parfois on lit des super histoires ; mais il y’a un principe de réalité sur le terrain qui n’est pas bien estimé ou bien mesuré. Donc ça se sont les critères qui entrent en ligne de compte.  Et puis aussi la fiabilité de la structure qui porte le projet. On veille à ce que les sociétés soient des sociétés qui existent déjà, qu’il ait une toute petite expérience parce que la dimension de Yaoundé film est de porter les projets à l’international et de renforcer les projets de cinéma d’auteur.   On a besoin qu’il ait une expérience déjà acquise par nos duos participants, et après bien entendu on veille à ce bien de pays soit représenté et que de plus en plus de femmes soient représentés aussi.

 Comment la machine de l’organisation se fait aujourd’hui pour pérenniser l’héritage de Dr Alaka ?

Eh bien me voici ici présente Eugénie Michel Villette Alaka, je suis productrice et enseignante, j’ai dirigé avec Dieudonné le Lab depuis sa création et je suis son épouse.  Je travaille sur le Yaoundé Film Lab toute l’année.  C’est-à-dire que toute l’année je parcours différentes manifestations internationales qui me permettent de rencontrer les partenaires à la fois pour mon métier mais aussi pour le Lab.  Et je peux nouer les nouveaux partenariats avec certains d’entre eux ; parler du Lab, le promouvoir de la manière que certains participants et formateurs le font quand ils traversent le monde. Et j’entretiens les relations que nous avons avec nos bailleurs de fonds, je l’ai tenu au courant et je passe mon temps aussi à faire des dossiers pour demander des subventions etc… Donc ça tient sur ce travail annuel qui est le mien avec la collaboration de Tajamul Faqiri-Choisy et puis ensuite quand arrive le Lab, il y’a une équipe qui nous rejoint et nous permet de mettre en place l’organisation de l’évènement.

Quels sont les articulations de Yaoundé Lab 2024, et à combien peut-on estimé le budget de cet évènement.    

L’évènement commence par un appel à projet annuel qu’on lance en générale au mois de décembre, on fait une sélection qui est faite par les professionnels du cinéma ; majoritairement du continent africain ou des gens qui travaillent avec le continent africain. La sélection est faite dans le domaine de la fiction, documentaire et des séries. Ensuite on la publie au mois de mars et puis on aimerait tenir la date du mois de juin.  Le budget de Yaoundé Lab varie en fonction des partenaires. Les deux premières années c’est le Dr Dieudonné Alaka et moi-même qui avions financé le Lab. Ensuite, on a eu les premiers partenaires qui nous ont rejoint et au fur et à mesures. Mais chaque année, il faut revoir tout le monde et ce ne sont pas toujours les mêmes qui reviennent.  Il y en a qui vont et viennent parce que comme vous le savez, les politiques culturelles sont fluctuantes, elles ne sont pas forcément les politiques qui sont suivies par les différents gouvernements, les fonds sont majoritairement européens ; ce n’est pas un secret.  Et on aimerait beaucoup continuer à travailler avec locaux et de la sous-région et qu’ils voient que notre initiative est pérenne, elle est nécessaire, elle est importante et majeure, à la fois pour les cinéastes, les producteurs et bien sûr favorise les retombés économiques dans chacun des pays.

Propos recueillis par Sara Eliane Nématchoua     

 

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