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Des Expérimentalistes à la 13ième Biennale Dak’Art

La Biennale Dak’Arts’est révélé au fil du temps à ne point douter comme le lieu et le point de rencontre de tous les acteurs culturels africains des domaines des arts visuels, etl’espace où est re/présenté des approches, des styles et des techniques aussi variées qu’insolites.

En maître des lieux, Simon Djami, le commissaire d’exposition de la 13ième Biennale Dak’artIN a certainement dû faire la rencontre d’un tas de personnes aussi divers que singulières depuis le 02 mai date d’ouverture.  Mais ce jour du dimanche 13 mai, son attention aurait été particulièrement retenue par un groupe de trois mousquetaires (une dame, deux hommes) qui arboraient un badge du OFF OFFICIEL de la Biennale Dak’Art avec des inscriptions Scènes Expérimentales, la portée écologique de l’art africain, hommage à WangariMaathaï. Et en bas, Experimentalist, une mention plutôt étrange dans ce milieu d’artistes et d’hommes de culture.

Nous avons observé un échange visiblement passionnant entre le Commissaire de l’expo avec ces trois Expérimentalistes, avant que le groupe des trois visiteurs ne s’engage pour une longue visite dans le hall de l’ancien palais de justice de Dakar. A la fin de leur visite, après un ultime échange plutôt cordialavec le maitre des lieux, comme par Hasard, ils nous ont sollicités tous les quatre, pour leur faire une photo de famille sur le perron. Très intrigué par la présence de ces jeunes gens décontractés et plutôt sympathiques, nous nous sommes approchés d’eux, pour en savoir davantage sur ce qu’est un Expérimentaliste.

Sans indiscrétion, nous apprendrons que le terme Experimentalist est un néologisme dérivé du chantier de recherche et de créativité Scènes Expérimentales initié en 2009 au Cameroun par l’association Osmose Culture. Que ce concept est une biennale itinérante qui s’est déjà tenue au Cameroun, au Tchad et au Sénégal. Et qu’à l’occasion de sa cinquième édition, elle est annoncée en 2019 au Maroc.

A l’issue d’une brève conversation, nous constaterons que ces personnes d’horizons artistiques divers et de sensibilité différente sont fait le déplacement du Cameroun pour le Sénégal afin de présenter leurs travaux artistiques au relent scientifique à la communauté à l’occasion d’une exposition dans le OFF Officiel, que nous pouvons découvrir à l’Ecole Harmonie Acoustique – EHA, situé à la 4765 Rue Mermoz jusqu’au 30 mai.

Nous avons par ailleurs appris tour à tour, qu’Irène Gaouda, la seule dame du groupe, journaliste, photoreporteret écrivaine, produit une installation pour rappeler le travail de Wangari Maathaï, le Prix Nobel de la Paix, la femme qui a planté des milliers d’arbres à travers le monde en guise de sensibilisation sur les questions écologiques ;elle nous réserve comme surprise la dédicace de sa récente publication intitulée,The Enciting Legend of the Massa Warrios,« parce que l’arbre ne doit pas simplement être considéré sur le plan xylologique puis qu’au-delà de la terminologie, même les humains sont des arbres ». Nous avons arraché très peu de mots de la bouche de Manfaust (Amougou Jean Faustin), donc des sources officielles révèlent qu’il est médaillé de La Francophonie2009et alumni de la China Academy of Art et enseignant d’arts visuels, qui lui préfère qu’on juge le maçon au pied du mur ; « parce que plus d’actions, moins de spéculations », il propose par ailleurs une démonstration de l’EcoSculpture, en taillant la pierre dans l’espace public afin que l’expérimentation soit interactive. Delphin Néo Nana quant à lui est resté assez spéculatif, en évoquant ses productions d’articles scientifiques sur l’importance qu’a l’art traditionnel et contemporain africain dans la préservation et la conservation de l’environnement ; sans insister sur son approche de commissariat dans l’exposition, il nous a parlé de sa conception de la résurrection de la matière morte comme solution au problème écologique.

Au final, nous avons appris qu’au fait, au lieu de trois mousquetaires, il en y a en réalité quatre. Le quatrième, Keedi Hervey qui présente le concept Metamorphosisis est l’auteur d’une série qui fait écho sur la mixité raciale et rappeler que partant du génome humain, à la base l’humanité est issue d’Adam et d’Eve selon la thèse créationniste, ce qui corrobore avec la découverte récente d’un Adam Chromosomique et d’une Eve Mitochondriale.

Pour en finir avec cette intrigue, nous avons déduit que nous avons affaire à un écolo, un sculpteur et un théoricien qui nous présenteront une vision iconoclaste de l’art sur le prétexte d’une exposition d’art plastique. Nous serons davantage édifiés sur ce groupe pendant son vernissage qui est annoncé le vendredi 18 mai à 18 heures dans l’enceinte de EHA- Mermoz, Dakar.

Beba José

Envoyé spécial

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