A la uneCamerounMusique

Krotal a signé son come back le 22 Mai dernier à Yaoundé avec le K-21.

Ce soir du mercredi 22 mai, le Goethe Institut a connu une affluence peu ordinaire ; on peut dire que Paul Edouard Etoundi Onambélé aka « Krotal » a manqué véritablement à ses nombreux fans qui se comptent dans toutes les catégories : étudiants, cadres, artistes, acteurs, hommes de médias entre autres ; il n’y a que Dj Polo pour susciter une telle attention. Un pupitre attifé de tissu aux couleurs africaines sur lequel se tient un conteur dont la tâche consistera à introduire les différents titres à nous servis sur un ton solennel, s’élevait à mi-hauteur.  De l’autre coté de la scène (extrême droite), une sorte d’abri dont la toiture en paille séchée était en adéquation avec le reste du décor… L’ambiance n’était alors pas si loin de celle dans nos villages un charme à la fois traditionnel et authentique dont Krotal a su tirer partie, surtout dans la texture et la teneur de son style qui aujourd’hui est une marque déposée (balafons, percussions etc) : « J’aime beaucoup son style, cette revendication des cultures et racines nationales… », nous glissait l’artiste Koppo, impressionné par les prouesse du boss de Ndabott Prod.

Mais ce n’est qu’après un peu plus d’une heure de retard que le spectacle peut enfin démarrer. Il faut reconnaitre que la balance, faite tardivement (prévue à 15h mais finalement se fera à quelques minutes du spectacle), aura pour première conséquence le réglage bâclé du matériel avec un début de show plus bruyant qu’agréable. Sauf que là, nous avons en face un Krotal plutôt lucide, conscient de sa mission ce soir et prêt à démontrer au public que cette petite période passée hors scène n’était qu’une stratégie pour revenir 21 fois plus fort : « J’ai envie de dire que Krotal est de retour ; d’aucuns ont du se rendre compte de sa petite absence sur les scènes, mais on en profitait pour bien travailler son projet qui arrive », nous confiera son manager Patricia Boowen. Pour ce K-21 version Goethe institut, l’homme a alors convié ses fidèles alliés notamment Basile Bekala alias FUNKIS aux percussions, Ebodé Joseph aux claviers, François Tonyè alias Mont-Cameroun à la guitare, Hervé Maboma à la basse. Léonie (Macase), Mabelle et une chorale se chargeront des chœurs, tandis que le groupe Le Reflet, et le jeune prometteur Abracadabra resteront sur le plancher. Ce dernier, venu en remplacement du sieur Freddy Massamba, n’aura pas fait dans la dentelle ; il arrachera des vagues d’applaudissement pour son talent vocal et sa connaissance de la langue Lingala.

Le patron du Ndabott fera quelques escales sur ses nombreux succès avant de sortir des esquisses de sa nouvelle trouvaille : « Il est temps », « Na Sengui », « ça fait longtemps », « On rêve tous », «Tara », l’essentiel de son riche répertoire nous étant ainsi servi, un petit pincement au cœur nous rappellera alors la  belle époque où le hiphop camerounais faisait tant rêver. Krotal reviendra également sur d’autres classiques comme « La B.O de nos life », « A nous la vie » ou encore « Jamais », inspiré du titre « Lambo lam » du grand Mony Billè. Il n’hésitera d’ailleurs pas d’esquisser quelques pas de danse, non sans nourrir des cris et des applaudissements

Subtil et profond, Krotal a le mérite de composer des chansons qui raconte une vie, une réalité dont la pertinence s’illustre parfaitement sur des textes qui en plus d’être poignants et vivant, suscitent une attention particulière.
A plus de 21 ans de carrière, le talent et charisme de Krotal n’auront véritablement souffert d’aucune contestation, si elle n’a été plus fantaisiste qu’objective. Le décompte est alors lancé, et tous n’attendons plus que le premier volume de « Cœurs de lions, peaux de panthères »…

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Ne manquez aucune actu !

Laissez votre adresse e-mail pour recevoir une selection des meilleurs articles du site !
Email
Prénom
Secure and Spam free...