CinémaInside

Après les Oscars, Spielberg lance la guerre à Netflix

Alors qu’elle s’est déroulée le 25 février dernier, la cérémonie des Oscars 2019 continue de faire parler d’elle. Et cette année, ce n’est pas forcément pour les résultats des plus grosses catégories. En effet, le monde du Cinéma ne s’est pas étonné de voir Lady Gaga rafler la célèbre statuette pour sa chanson originale dans le film A Star Is Born, dans lequel elle est la tête d’affiche. La popstar n’a d’ailleurs pas remporté le titre de meilleure actrice malgré son premier grand rôle au 7ème art, puisque c’est Olivia Colman, l’une des favorites, qui a été récompensé pour son rôle d’Anne d’Angleterre dans La Favorite. Ce n’est pas non plus le meilleur film qui pose problème. Alors que du beau monde était nommé : A Star is Born, Vice, Roma, La Favorite, Black Panther ou encore Bohemian Rapsody et Green Book a surpris tout son monde. En effet, avoir le plus de nominations pour des catégories différentes n’est pas gage de réussite, encore plus dans la catégorie du meilleur film, comme l’explique une analyse de Bwin sur les vainqueurs des 90 précédentes éditions.

Finalement, le film qui fait polémique est plutôt Roma. Ce film Netflix a obtenu trois belles récompenses qui ont le don d’agacer Steeven Spielberg en personne. Le long-métrage, auréolé des titres de meilleur réalisateur (pour Alfonso Cuaron), de la meilleure photographie et du meilleur film étranger. D’ailleurs, comme le rappelle Bwin, la production Made In Netflix disposait de 10 nominations au total cette année, un record avec The Favorite.  Ce n’est toutefois pas une première récompense pour l’énorme plateforme de streaming, qui avait déjà reçu une statuette l’an dernier, en 2018, pour le documentaire Icarus (qui traite du dopage dans le milieu du cyclisme).

A l’époque déjà, le réalisateur des plus grands blockbusters hollywoodien, tels que E.T, Les dents de la Mer, Indiana Jones, Jurassic Park, également producteur des Gremlins, Retour vers le Futur, Men In Black ou encore Transformers s’était plaint des titres remportés par Netflix. « La montée en puissance des services de streaming est clairement un danger très actuel pour tous ceux qui font des films. De moins en moins de réalisateurs vont se battre pour monter un budget », a expliqué Steven Spielberg dans une interview.

Ce n’est pas la première fois que la marque au N rouge est pointée du doigt par les experts du cinéma et de la télévision. En France, des présentateurs n’ont pas hésité à reporter leur baisse

d’audience par l’immense catalogue proposé par Netflix. En clair, Netflix, avec sa dizaine d’euros par mois, menacerait les entreprises ancestrales : la télévision et le cinéma.

La plateforme américaine, accusée de tuer des emplois, met pourtant de nombreux moyens pour créer des contenus originaux et les plus grandes stars y croient à l’image de Will Smith, Martin Scorsese, Angelina Jolie… Face aux nombreuses critiques, et notamment celles de Spielberg, Netflix a décidé de répondre et de défendre leur point commun : « Nous aimons le cinéma. Et voici d’autres choses que nous aimons. Un accès pour les gens qui ne peuvent pas toujours se l’offrir, ou qui vivent dans des villes sans salle de cinéma. Laisser chacun, n’importe où, profiter d’une sortie au même moment. Donner aux créateurs de films de nouvelles possibilités de partager leur art. Ces choses ne s’excluent pas mutuellement ».

Alors la cohabitation peut-elle être possible entre Netflix et le cinéma ?

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Ne manquez aucune actu !

Laissez votre adresse e-mail pour recevoir une selection des meilleurs articles du site !
Email
Prénom
Secure and Spam free...