InterviewLifeStyleMusique

Imperator Digital : « Un titre arrangé chez Imperator, c’est 2,5 millions F cfa…»

C’est l’un des arrangeurs les plus plébicités au Cameroun et certainement celui-là qui aura ces cinq dernière années révélé plus d’artistes, ce grâce à sa touche personnelle apportée au Bikutsi. Digital IMPERATOR, ancien raggaman, signe son grand retour derrière le microphone. Lisez plutôt la suite…

Comment se porte l’arrangeur Digital IMPERATOR ?

Je me porte comme un ange, merci.

On ne vous a plus vu au-devant de la scène depuis un bon bout, vous étiez plus sur des grosses consoles à concocter des tubes pour des artistes. Aujourd’hui vous nous revenez musicalement ; ce retour sera-t-il payant, vous-y croyez ?

Ah j’y crois fermement. Vous savez j’ai beaucoup bossé ce projet personnel et ce depuis trois longues années. Il s’agit de la grosse collection musicale MANGOKO MAXIMUM dans lequel vous retrouverez deux titres intégralement chantés par Imperator, et le reste des titres ce sont des collaborations avec d’autres artistes. C’est avec beaucoup de plaisir que vous y retrouverez une nouvelle vision de la chose, et des sonorités décoiffantes. Vous savez, après avoir abattu autant de boulot pour des artistes que vous connaissez bien, il a fallu que je me ressource pour trouver de bons arrangements, et surtout que je propose au public de nouvelles faces qui certainement seront des stars dans les jours à venir.

C’est vrai qu’à la base vous êtes chanteur…

Exactement, et beaucoup aujourd’hui l’ont oublié ; à la base Imperator est raggaman et guitariste, dans le groupe Bêtes de scènes.

Ok parlez-nous des titres de ce projet ?

En ce moment je me prépare à propulser Shipa, qui est une chanson que je dédie à mon épouse que j’aime beaucoup, Vivi Lolo, et que j’adore. La vidéo est d’ailleurs en ligne sur youtube et Culturebene.com, il y a des titres comme Mangoko Maximum qui sera produit par L&F Prod de Benjamin Lekoua, il y a Zumer Zumer qui est une collaboration avec ma délicieuse et ravissante femme Vivi Lolo…

(On coupe) Vous devez l’aimer hein, votre femme…

Ah c’est ma vie ; oui elle trop bien, c’est une « femme africaine » comme on les adore, elle est juteuse, bien pleine, bref… Vous trouverez également les collaborations avec la jeune artiste reggae SAVAHNE, et avec des artistes burkinabés aussi.

On sait qu’Imperator est celui-là qui a révolutionné le bikutsi en lui apportant une coloration particulière, et il est d’ailleurs l’un des artisans du succès fulgurant d’Espo 2 Ben’s des 2kitu. C’est quoi l’histoire ?

Ah vous savez Espo est un génie, c’est d’ailleurs un artiste que je respecte beaucoup car il a énormément de talent ; s’il y en avait dix comme ça au Cameroun, nous aurions conquis l’extérieur avec puissance. Mais il n’est pas le seul que j’ai mis en avant. Il y a Lysette Onambélé, Cristy Sweet l’une de mes premières gloires, Cathy Ballo, Amazone, Prince Eyango, Armand Laklass, Mado Love, Moskoviç.

Imperator serait-il devenu producteur ?

Imperator produit depuis longtemps ; il faut savoir que la plupart d’albums dans lesquels vous entendez clamer mon nom, c’est mon emprunte. En fait j’avais une technique : Je repérais un artiste, je composais ses titres, je cherchais des finances, on faisait un clip et on le mettait en avant ensuite. Aujourd’hui je passe à une autre dimension.

D’aucuns vous ont surnommé le David Guetta du Cameroun ; cela vous arrange-t-il ?

Non pas vraiment, car je suis DIGITAL IMPERATOR et je ne valorise que de la musique camerounaise : Bikutsi, Makossa, Mangabeu etc. Je n’arrange pas du coupé-décalé, ni la musique urbaine, non, je suis 100% Camerounais musicalement.

Si ce n’est pas vous qui choisissez vos artistes, comment est-ce que les autres procèdent pour travailler avec vous ?

Déjà je préfère être franc avec vous ; Imperator coûte très cher. Chez moi, un seul titre coûte 2,5 millions F cfa. Alors je préfère produire moi-même, car c’est inconditionnel. J’écume incessamment les cabarets à la recherche de la pépinière artistique, mais le danger est là, car le showbiz est brutal, alors beaucoup n’y mettent pas long feu, car ils attrapent très vite la grosse tête une fois qu’ils touchent des petits cachets de 200-300 milles francs.

Permettez que l’on revienne sur ce détail : Vous signer un titre chez vous à hauteur de  deux millions et demi ?

Exactement, vous l’avez bien entendu.

Et combien sont prêts à débourser une somme pareille pour UN seul titre ?

Vous serez surpris, mais ils payent ; vous savez, mes arrangements coûtent beaucoup car je bosse méticuleusement. Voilà pourquoi je vous disais tantôt que je travaille plus sans frais quand je sens l’Art ou le génie d’un artiste. C’est-à-dire que quand je vois un jeune doué, et que je sente en lui un génie, je m’investis personnellement, j’écris même pour lui, je cherche des finances et je le propulse, car j’ai beaucoup de bonnes relations avec des gens qui soutiennent véritablement la culture à l’instar de Benjamin Lekoua, Benjamin Monefong, David d’Arabie Saoudite etc.

Avant de nous quitter, on revient sur Espo 2 Ben’s dont vous dites être votre produit phare ; on sait qu’en ce moment il peaufine son nouvel album, mais avec Bertrand Eba, et non plus avec vous. Auriez-vous des soucis ?

Ecoutez, vous ne comprenez pas ; la musique est un art. l’Art, comme la liberté de s’ouvrir et d’embrasser d’autres aspirations. Avec Espo j’ai signé deux albums. Là j’ai souhaité qu’il s’évade plus en cherchant d’autres arrangements et ça s’est fait d’un commun accord. Espo c’est un ami, un frère, il ne saurait avoir de coups entre nous. C’est pour mieux viser l’expansion, il doit aller plus loin, et je félicite son travail, celui de mon ami Bertrand Eba également. J’ai créé une nouvelle coloration bikutsi, tout un mouvement, toute une tendance, et je dis Dieu Merci car il faudrait bien que tous nous nous mettions ensemble pour valoriser nos compétences.

 

Commentaires

0 commentaires

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux:

📸 INSTAGRAM: https://instagram.com/culturebeneofficiel
🌐 FACEBOOK: https://www.facebook.com/culturebene
🐤 TWITTER: https://twitter.com/culturebene
📩 EMAIL: culturebene@declikgroup.com
Afficher plus

Articles similaires

Un commentaire

  1. Je m’en voudrais de laisser passer une telle chose.Dites à ce jeune homme dénommé Digital IMPERATOR de faire très attention lorsqu’il veut utiliser la langue de Molière. Comment peut-il prétendre avoir mis en avant le prince des montagnes. Il dit: “… Mais il n’est pas le seul que j’ai mis en avant. Il y a Lysette
    Onambélé, Cristy Sweet l’une de mes premières gloires, Cathy Ballo,
    Amazone, Prince Eyango, Armand Laklass, Mado Love, Moskoviç.”

    A-t-il a moins les 1/10éme du parcours du Prince EYANGO pour prétendre l’avoir mis en avant? Le prince Eyango à produit pas mal de jeunes artistes camerounais qui ont fait leur preuve, notamment: TANUS FOE, JACKY KINGUE, pour ne citer que ceux-ci. Et cet IMPERTOR, prétend mettre en avant quelqu’un qui a commencé à chanter alors qu’il n’était même pas encore né!!! Non mais je rêve ou quoi?

    Dite à ce jeune homme qu’on ne met pas en AVANT son maître, car le PRINCE EYANGO est le maître. Et qu’il devrait plutôt dire qu’il a été honoré par le PRINCE EYANGO, lorsque celui-ci l’a invité à travailler sur son Album.

    Sur ce, IMPERATOR, retiré ce que vous avez dit.

    Narcisse WANDJI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page